Cheikh Salihou MBacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba

06/09/2006 16:46 par ibadia

  • Cheikh Salihou MBacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba

    Cheikh Salihou MBacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba

    06/09/2006 16:46 par ibadia

Cheikh Salihou MBacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba
actuel khalif de Touba


 

Qu' ALLAH lui accorde santé et longévité dans son rôle de guide de la communauté mouride!

Né en 1915 à Diourbel [Sénégal] (de Sokhna Fatou Diakhaté), Cheikh Saliou MBacké est intronisé Khalif de Touba le 13 mai 1990, à la suite du rappel à ALLAH de son ainé Cheikh Abdou Khadr.

Humble et totalement désintéressé des choses de ce monde, Cheikh Saliou MBacké consacre essentiellement son action dans les institutions religieuses et les champs.

Cherchant à tout prix à réaliser la cité radieuse décrite par Cheikh Ahmadou Bamba dans ses prières à ALLAH, Cheikh Saliou MBacké a mené à terme plusieurs grands chantiers parmi lesquels on peut noter:

  • l'achèvement de l'université de Touba avec une capacité d'acceuil de 5000 étudiants,
  • rénovation de la Mosquée de Touba et installation d'une sonorisation de 12 km de portée
  • un lotissement de 110.000 parcelles dont les deux tiers sont achevés (parcelles cédées gratuitemment à quiconque souhaite s'installer dans la cité)
  • un réseau d'assainissement de Touba sur un linéaire de 18 km
  • le projet agricole de Khelcom sur une superficie de 45.000 ha

Page en cours d'élaboration

 

les oeuvres du cheikh

06/09/2006 16:42 par ibadia

  • les oeuvres du cheikh

    les oeuvres du cheikh

    06/09/2006 16:42 par ibadia

Jamais dans l'histoire, un penseur musulman n'a laissé à la postérité, une bibliographie aussi diversifée que celle produite par Cheikh Ahmadou Bamba. En effet, conscient qu' il fallait donner aux générations à venir les moyens de se détacher d'un environnement de plus en plus alliénant, Cheikh Ahmadou Bamba, mû par l'unique dessein de servir l'Islam, a produit un ensemble d'ouvrages couvrant de très nombreux domaines du savoir.

Dans son oeuvre littéraire, Cheikh Ahamdou Bamba, aura investi des domaines aussi variés que la "Tawhid" (Théologie musulmane ou Foi dans l'Unicité de Dieu), le "Fikh" (Droit), le "Tassaa-uf" (Soufisme ou Perfectionnement spirituel), la Bonne Education, l'Hagiographie, la Grammaire (arabe) et tant d'autres axes du savoir.

La bibliographie du Cheikh Ahamadou Bamba peut aussi être classée en deux tranches : les ouvrages de la période qui précède la naissance du mouridisme (en 1301après l'Hégire [1301.h], soit 1882 dans le calendrier grégorien) et ceux écrits au-delà de cette date charnière.

La première tranche va du magistral "Massaalik-ul Jinaan" (les Itinéraires du Paradis) [traitant du Soufisme] à ceux écrits peu avant la disparition de son père en 1301.h.

La seconde partie va de cette période à son rappel à ALLAH en 1927. A partir de l'année 1313.h (1895 grégorien) (début de la mission de combat contre l'infidélité), Le Cheikh produira un nombre inestimable de panégyriques (louanges) envers l'Elu, des écrits d'action de grâce envers ALLAH et Son Prophète, de Sagesse, d'Hagiographie, d'Oraisons Initiatiques, Incantatoires et Mystiques.

Cheikh Ahmadou Bamba avait un souci particulier à l'égard de l'éducation des jeunes, car selon lui "instruire les vieux, c'est écrire à la surface de l'eau, instruire les jeunes, c'est graver sur pierre". Dans une oeuvre comme "Tazawwudu-ç-çighâr" (Viatique des Adolescents) Cheikh Ahmadou Bamba indique à cette frange sensible de la société islamique, exposé à toutes les déviations, la voie à emprunter pour la félicité.

La carrure intellectuelle de Cheikh Ahmadou Bamba lui avait permis, dans le cadre de l'enseignement qu'il assurait auprès de son père jusqu'en 1301 après l'Hégire [1301.h], de constater qu'une bonne partie des livres de l'époque, traitant des Sciences Religieuses et Instrumentales, était inaccesible au commun des mortels.

Pédagogue hors pair, le Cheikh entreprit de réécrire et versifier ces traités, les rendant plus accessibles en les commentant et les allégeant de leur style lourd.

C'est ainsi qu'il composa :

  • le "Jawharu-n-nafis" (le Joyau Précieux) qui est une versification du traité de Jurisprudence de AL AKHDARI,
  • le "Mawâhibul Quddûs" (les Dons du TRES-SAINT) qui est une reprise versifiée de l'ouvrage de Théologie de l'Imâm AS-SANUSI intitulé "Ummul Barâhin" (la source des preuves),
  • le "Jadhabatu-ç-çighâr" (l'Attirance des Adolescents) qui est un ouvrage traitant particulièrement des articles de la foi,
  • le "Mulayyinu-ç-çudûr" (l'Adoucissement des coeurs) qui reprend en versification le "Bidâyal Hidâya" (le Commencement de la Bonne Direction) de l'Imâm AL GHAZALI;
    le Cheikh reprendra par la suite ce poême sous le titre de "Munawwiru-ç-çudûr" (l'Illumination des coeurs). C'est un ouvrage qui traite du Perfectionnement spirituel.

Dans le domaine des Panégyriques, le Cheikh témoigna son amour ardent pour le Prophète Mouhammad (PSL) en lui dédiant une multitude d'odes dont:

qui demeurent des références mondiales.

Cheikh Ahmadou Bamba est aussi l'auteur de nombreux écrits qui témoignent des dons et faveurs innombrables dont ALLAH l'a entouré (dernière partie de sa bibliographie), notamment "Ayaasamina lahu", "Matlabul Fawzayni", "Aaxiru Zaman".

Des ouvrages tels "Jaawartu" (le voisinage) et "Xaatimatu Munadjati" (Mes Derniers Ecrits) constituent les meilleures références de la dimension exceptionnelle et le niveau d'ascension de Cheikh Ahmadou Bamba vers l'Eternel.

Aujourd'hui, nul ne peut se prévaloir d'une connaissance totale de la bibliographie de Cheikh Ahmadou Bamba, même si la bibliothèque "Cheikh El Khadim" de Touba, construite par Cheikh Abdoul Ahad MBacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba en 1977, est le dépôt de la plupart de ses écrits.

 Initiation

  • Tazaawwudu-ç-Cighâr (Viatique des Adolescents)

Soufisme, Perfectionnement spirituel

  • Massaalik Al Jinaan (Les Itinéraires du Paradis)
  • Huqal Buka-u (Faut-il pleurer les maîtres soufis?)
  • Munawwiru-ç-Cudûr (Illumination des Coeurs)
  • Maghâliqu-n-Nîrân wa Mafâtihul Jinân (Les Verrous de l'Enfer et Les Clefs du Paradis)

Traités de Jurisprudence

Théologie

Panégyriques envers le Prophète (PSL)

Politesse Légale

  • Nahju Qadâ'il Hâj (Voie de la Satisfaction des Besoins)

Invocations

 

Matlabu Chifa-i (La Recherche du Remède)

Jawartu

 

La MOURIDIYA

06/09/2006 16:37 par ibadia

  • La MOURIDIYA

    La MOURIDIYA

    06/09/2006 16:37 par ibadia

La MOURIDIYA [le mouridisme], enseignée par Cheikh Ahmadou Bamba, est un ensemble de pratiques cultuelles et de règles de conduites [un soufisme] basées sur l'amour et l'immitation du Prophète Mouhammad [Paix et Salut sur Lui] et dont la finalité est le perfectionnement spirituel.

Le soufisme ne constitue pas à proprement parler un mouvement confessionnel du genre Sunnisme ou Chiisme, mais plutôt un style de vie et un ensemble de croyances et de pratiques cultuelles qui tirent leurs origines du Prophète (PSL).

Le mouvement soufi a été traversé par deux tendances.
Une première basée sur l'interprétation littérale du Coran, de la Sunna et qui a donné naissance à des soufis vivant détachés de toute relation avec le terrestre, en état de quasi marginalité. Ils étaient surnommés les "shariatiques".

L'autre tendance est dite "mystique" et préconise une interprétation symbolique ou allégorique des textes sacrés dont elle recherche le "sens ésotérique", caché. C'est à cette seconde tendance que s'apparente l'enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba.

Pour Cheikh Ahmadou Bamba, il serait illusoire et même dangereux de se jeter dans le mysticisme sans satisfaire à certaines conditions. Il faut d'abord s'instruire dans la religion et faire siennes les principes islamiques de base à savoir comment prier, comment jeûner, etc..., comment on règle sa conduite d'après la Sharia (prescription divine) et la Sunna (enseignement du Prophète -PSL).

La compagnie d'un guide parfaitement valable s'avèrera indispensable pour orienter le disciple, lui inculquer l'éthique musulmane, le droit islamique. Une fois ces principes assimilées, la porte est ouverte au mysticisme ("tassawuf" ou soufisme).

La mystique de Cheikh Ahmadou Bamba repose sur la fidélité scrupuleuse aux actes cultuels, la droiture, la pureté, le dévouement [à la société] dans la lignée pure de l'orthodoxie musulmane. Cette soif de spiritualité se traduit par:

  • une solide instruction (une bonne connaissance de la théologie, de l'exégèse du Coran, des sentences du Prophète (PSL) et du droit islamique)
  • une pratique constante du "zikr" (répétition des noms d'ALLAH)
  • une pratique continuelle de la prière surrérogatoire.
  • une mortification prolongée (diminution de la quantité superflue de nourriture, du sommeil, des paroles, ...).

 

Au delà du souci de former un ordre religieux (confrérie), Cheikh Ahmadou Bamba s'est avant tout soucié de ce que doit être le musulman, de ce qui constitue généralement sa vie spirituelle, des devoirs qui lui incombent dans les diverses circonstances de sa vie.

Si l'on se réfère aux écrits de Cheikh Ahmadou Bamba, le mouridisme constitue un cadre d'élévation spirituelle et sociale du musulman et le disciple du Cheikh (le mouride) est le musulman qui "travaille" les trois composantes de la religion musulmane:

L'évolution de Touba et les missions des khalifs

06/09/2006 16:26 par ibadia

  • L'évolution de Touba et les missions des khalifs

    L'évolution de Touba et les missions des khalifs

    06/09/2006 16:26 par ibadia

L'évolution de Touba

 

Fondée en 1887 par Cheikh Ahmadou Bamba, la ville de Touba connaîtra de 1887 à 1927 une certaine stagnation dans son développement, causée par les nombreux démêlés entre les autorités coloniales et le Cheikh, souvent l'objet de déportations ou de mises en résidence surveillée afin de briser son influence grandissante dans la colonie française que constituait le Sénégal de la fin du 19è siècle.

Dès lors, le peuplement qui commençait à se former autour de Touba se dispersait au fur et à mesure que l'absence du Cheikh se prolongeait et Touba ne se distinguait pas particulièrement des autres centres de la foi mouride. Certains d'entre eux, à l'instar de MBacké et Darou Salam, pesaient d'ailleurs plus lourd par leur population et leurs fonctions.

C'est à la disparition de Cheikh Ahmadou Bamba en 1927 que Touba allait commencer une ascension vers un destin exceptionnel. La présence du mausolée du vénéré Cheikh et l'installation sur le site de sa famille auparavant disséminée en divers villages devait y attirer des pèlerins en nombre croissant dont certains finirent par y rester à demeure.

N'ayant aucune contrainte spatiale sauf au Nord où son expansion est freinée par la ville de Mbacké, Touba s'étend à un rythme jusqu'ici inégalé en Afrique.
Le taux de croissance d'occupation des terres était de plus de 3% en 1990. Il est projeté à 8% d'ici à l'an 2010.

L'occupation spatiale de Touba qui était de 755 hectares en 1887, est passé en 1975 à 1926 hectares. En 1988, elle est de 3600 hectares. Les projections les plus basses pour l'an 2010, sont de 12 000 hectares (11912 ha) faisant de Touba la plus importante ville du Sénégal à cette date du point de vue superficie occupée, dépassant ainsi la Communauté Urbaine de Dakar qui occupe actuellement 8.000 hectares des Mamelles des Almadies à Bargny.

Parallèlement, le taux d'évolution démographique suit la même pente ascendante. Des 3,2% annuel actuel, ce taux est projeté à 12% pour la période 2010. La population de la ville sainte est estimée aujourd'hui à plus de 600 mille habitants. Celle-ci était déjà de 132.399 habitants en 1989, tandis que la capitale administrative dont dépend Touba, Diourbel, n'hébergeait dans le même temps que 76.000 habitants.

Pourtant, Touba, créée en 1887 par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, le guide spirituel du mouridisme, n'a été ni un point d'appui à la pénétration coloniale au Sénégal comme l'ont été Saint-Louis ou Dakar, ni un centre administratif ou à vocation originellement économique, encore moins un centre adossé à une voie importante de communication.
La cité ignore l'occupation anarchique des sols et les dérives sociales auxquelles expose généralement la croissance urbaine précipitée dans les pays en voie de développement.

Le catalyseur du développement de Touba est à chercher dans le dessein de cité islamique modèle que lui a dévolu son fondateur. C'est cette singularité qui explique la dimension essentielle de Touba dans le patrimoine spirituel des mourides et dans le sacerdoce des différents khalifs qui ont eu à jouer le rôle de guide du mouridisme depuis la disparition de Cheikh Ahmadou Bamba en 1927.
En sa qualité de continuateur de l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba et donc garant de l'ordre matériel et moral régnant dans la cité, c'est le khalif en exercice qui incarne l'instance où se définissent les choix d'aménagement de la cité.

Ainsi, le premier khalif, Cheikh Mouhammadou Moustapha MBacké, bien qu'ayant exercé pendant la période difficile de l'entre deux-guerres, a réussi à sortir Touba de l'anonymat comme lieu géographique. Ses deux actions les plus marquantes auront été le démarrage des travaux de la Grande Mosquée et la mise en place de l'embranchement de la voie ferrée Diourbel-Touba.

L'extension de Touba s'est poursuivie sous l'exercice du khalif El Hadji Fallou MBacké qui a impulsé un début d'urbanisation moderne à la cité. Mais l'on retient surtout de son exercice les deux évènements majeurs que constituent l'achèvement et l'inauguration de la Grande Mosquée en 1963 et le rapprochement de la gare ferroviaire à 500m de la Grande Mosquée pour faciliter le mouvement des pèlerins lors du Grand Magal de Touba.

C'est avec l'avènement du 3ème khalif de Touba (Cheikh Abdoul Ahad MBacké) qu'une étape décisive a été franchie dans la croissance de Touba. En effet, entre 1968 et 1989, l'espace urbanisé est passé de 1129 à 3600 ha.
Durant cette période, des chantiers prestigieux ont été ouverts tels l'édification de la Bibliothèque, le démarrage des travaux de l'Université Islamique, l'extension de 4000 à 6000 places de la capacité de la Grande Mosquée, son embellissement, la construction de "Keur Serigne Touba" (la résidence des hôtes de marque de la ville), l'équipement de la source d'eau bénite de Aïnou Rahmati.


La résidence "Keur Serigne Touba"


La source d'eau bénite "Aïnou Rahmati"

Depuis 1990, avec Cheikh Saliou MBacké, une nouvelle dynamique est donnée au processus de création urbaine en vue de rééquilibrer l'espace urbanisé. De nouvelles trames d'accueil sont implantées à Darou Nahim, Darou Tanzil à l'ouest, NDame-Al Azar au Sud, Darou Mannane IV au sud-ouest et le long de la route de Darou Mouhty au nord soit un total de 8948 parcelles.
Le projet des 100.000 nouvelles parcelles dont 26 concessions destinées à être "Keur Serigne Touba" est en cours d'application.

De nouveaux travaux sont effectués dans la Grande Mosquée (installation d'une sonorisation d'une portée de 12 km de rayon, embellissement du mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba, rénovation et recomposition du décors des minarets) et les travaux de l'Université Islamique sont en cours d'achèvement.

En matière d'infrastructures, les voies principales menant à la Grande Mosquée sont désormais dotées d'un éclairage moderne. Un réseau d' assainissement sur un linéaire de 18 km assure l'évacuation d'une partie des eaux pluviales.

 

mausolée du cheikh

06/09/2006 16:25 par ibadia

  • mausolée du cheikh

    mausolée du cheikh

    06/09/2006 16:25 par ibadia

mosauee de touba

06/09/2006 16:23 par ibadia

  • mosauee de touba

    mosauee de touba

    06/09/2006 16:23 par ibadia

La Grande Mosquée de Touba

 


vue de la Grande Mosquée de Touba avant son agrandissement

Le centre le plus important de Touba est la mosquée dont Cheikh Ahmadou Bamba avait, en personne, décidé l'édification en 1926. En effet, découvrir le lieu et y édifier la maison d'ALLAH pour la prière fut une préoccupation majeure du Cheikh. C'est lui-même qui en a indiqué l'emplacement avant son départ en exil.

Cette mosquée est un monument islamique unique en Afique. Les premières pierres qui ont servi à sa construction ont été apportées à Touba par les Talibés (disciples) mais ce fut Cheikh Mouhammadou Moustapha Mbacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba, le premier khalif général des Mourides, fils et successeur de Ahmadou Bamba, qui en commença les travaux après avoir reçu en bail de l'Administration un terrain de 400 hectares. Exécutant alors fidèlement les vœux de Ahmadou Bamba, les Talibés Mourides continuèrent à participer activement aux travaux d'édification soit en amenant des pierres, soit en versant au Khalif des dons destinés à la poursuite de la construction.

La Mosquée fut inaugurée le vendredi 7 juin 1963 par El Hadji Mouhammadou Falilou MBacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba. L'inauguration du sanctuaire a attiré plus de 70.000 personnes. La construction d'un des plus grands monuments religieux musulmans d'Afrique aura duré 32 ans, nécessité 1.800.000 heures de travail selon les estimations, 4.800 tonnes de pierres, de sable et d'acier.

Visite guidée de la mosquée.

La Mosquée, épicentre de la religieuse cité, domine de sa masse imposante tous les édifices de Touba. Elle est pourvue de 4 minarets de 66 mètres de haut aux angles et d'un de 86,80 mètres, et est surmontée de 3 grandes coupoles. L'ornement du toit est constitué de petits dômes et de petits lanternons.

Jusqu'à 10km de Touba, dans tous les sens, on aperçoit les minarets et les dômes de la grande oeuvre. La mosquée a elle même 6 grandes portes: une à l'est (la grande porte), une à l'ouest et deux sur chaque côté latéral. A l'entrée de la façade ouest, on a accès par un perron donnant sur un patio entouré d'une galerie ouvrant sur la cour par une colonnade aux arcs outrepassés. Le côté est du patio qui est sans cloison, communique directement avec la grande salle de prières entièrement ouverte.

Le toit et la coupole qui la surmontent sont du plus pur style arabe et évoquent les mosquées les plus célèbres comme celle de Cordoue par exemple.


Les majestueuses colonnades intérieures de la Mosquée


Eléments de décors de la Mosquée de Touba

Dans la mosquée, on accède au mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba, édifié à l'angle nord-est du bâtiment, près de la salle des prières. Le tombeau d'une superficie d'environ 10x10m est recouvert de tissus en velours brodés de lettres coraniques (les trois versets "Yacine", "Fatiha" et "Moulki" en lettres d'or). Il est entouré d'une grille qui tient les nombreux pèlerins à distance tout en leur permettant cependant d'être nombreux à contempler et se recueillir sur le mausolée du grand Saint.

touba vue de haut

06/09/2006 16:17 par ibadia

  • touba vue de haut

    touba vue de haut

    06/09/2006 16:17 par ibadia

Située au 14° 52’ de latitude Nord et 15° 52 ’ de longitude Ouest, la Ville de TOUBA se trouve dans le centre ouest du Sénégal.

 

 

La Ville de TOUBA est ordonnée de manière radioconcentrique par rapport à la Grande Mosquée qui se présente comme le cœur de la ville. Le centre de ce schéma circulaire préconçu par la Volonté de DIEU reste la principale considération religieuse.

La localisation de la Grande Mosquée a entraîné de ce point de vue, de grosses conséquences géographiques. la Mosquée a imprimé sa Volonté à la rocade qui est le repère circulaire principal.

L’observation du schéma ci-contre montre que les axes de la voirie primaire sont déposés comme les rayons d’un cercle permettant de gagner aisément l’esplanade de la GRANDE MOSQUÉE.

Le pèlerin en provenance de Dakar, Diourbel et Mbacké peut s’en rendre compte, car arrivé au carrefour de la rocade sud, il prend l’artère principale de la ville qui aboutit en ligne droite à la Grande Mosquée sur un rayon de 2 km, avec à sa droite la maison de Serigne Abdoul Ahad Mbacké et la Résidence Cheikhoul Khadim, l’imposante demeure construite sur le rebord immédiat de la Mosquée comme la résidence officielle de tout Khalife.

Le pèlerin en provenance de Saint-Louis, Kébémer et Dâru Muhti, arrivé à la hauteur du rond-point Nord-Ouest de la rocade, emprunte un axe primaire qui pointe à l’esplanade Nord de la Grande Mosquée où il est pris en sandwich à l’Est par la Résidence de Serigne Saliou Mbacké, l’Actuel Magistère du Mouridisme et à l’Ouest par celle de Feu Serigne Ibrahima Mbacké tous deux fils de Khâdimu-r-Rasûl. Cet axe fait une distance de 1850 m répartis entre deux tronçons séparés par le rond-point de Dâru Quddûs qui est à 1250 m de la rocade sur une route bitumée qui passe à 75 m de cAynu-r-Rahmati -la source de la Miséricorde- derrière la Résidence de Serigne Saliou Mbacké.

Le rond-point de Dâru Quddûs est une importante intersection où convergent la route de Touba-Bélèl, entièrement bitumée, qui commence sur le boulevard de la route de Dakar, à partir de la grande pharmacie Cheikh Abdoul Ahad, passe ensuite derrière la Résidence CHEIKHOUL KHADIM, l’ancienne gare routière, à quelques mètres de la mosquée de Dâru Quddûs ; et celle qui mène vers Kàdd Njaayeen, perpendiculaire aux routes de Baghdad, Guédé et Tindoodi.

Quant au pèlerin en provenance du Djoloff, sur la route de Dahra, il traverse le carrefour de la rocade orientale et aboutit à 700 m sur le rond-point du mur Est des premières cimetières. Ce rond-point est relié au boulevard de la route de Dakar par un tronçon de la voirie primaire croisé d’abord par la route secondaire parallèle à la halte ferroviaire de TOUBA Mosquée qui se prolonge jusqu’à l’angle Sud-est de la Mosquée où sont situées les maisons de Feu Serigne Bara Mbacké et Serigne Abdoulahi Mbacké, tous deux fils de Serigne TOUBA. Cette route est aussi importante du point de vue de ses débouchés, car elle mène dans la banlieue à Taïf, Keur Kàbb, Ndaamaatu et Dâru Rahmâne. Par ailleurs, le tronçon est croisé par une route secondaire qui part de l’ancienne gare ferroviaire à la place Sud de la Mosquée, débouchant entre la maison de feu Serigne Fallilou Mbacké et feu Serigne Abdoul Ahad Mbacké respectivement deuxième et troisième khalife.

Enfin, l’observateur du schéma de la ville remarquera que la configuration radioconcentrique est régulièrement traversée à la médiane de la Mosquée par un diamètre qui joint à l’Ouest des villages de Sam et Dâru Khafour à la zone d’extension orientale sur un trajet rectiligne formant un angle de 180° sur l’axe de la Grande Mosquée.

 

 

khelcom

06/09/2006 16:15 par ibadia

  • khelcom

    06/09/2006 16:15 par ibadia

Khelcom, un domaine agricole de 45 000 ha et en même temps un centre culturel d'enseignement aux valeurs religieuses musulmanes est le symbole même de la réussite du système éducatif de l'Islam réhabilité par Cheikh Ahmadou Bamba avec comme base la trilogie de : l'Enseignement, l'Education et de l'initiation au travail sanctifiant. Déjà à la sortie de la ville de Touba, la pluie s'annonçait, le ciel donnait le ton, le paysage agréable, un climat paisible qu'on ne pouvait pas ne pas contempler, on était sur la route Touba KHELCOM. Arrivés à la Daara de Ndiouloul (un autre centre du Khalife) sur la route, une escale est observée pour une visite en prélude à celle prévue à Khelcom. Il pleuvait déjà. Le cortège reprit la route et cette fois ci directement vers Khelcom où on entra par la porte de la Daara (Centre) nommée " Dâru Quddûs ". Un halte suffira amplement pour avoir un aperçu sur la configuration architecturale et structurelle des 15 centres d'éducation de Khelcom étant donné qu'ils (ces centres ou " Daara ") sont tous identiques avec la même rigueur de gestion et un model d'organisation standard. Du Centre de Dâru Quddûs, nous sommes allés à celui nommé Touba Khelcom qui peut être considéré comme un pôle du fait de la concentration de beaucoup d'infrastructures telles que l'atelier technique, les installations en froid et bien entendu le centre de santé construit par le Khalife sur fonds propres. C'est d'ailleurs au niveau de ce centre de santé que beaucoup furent étonnés de voir un aussi important investissement pour la couverture sanitaire assurée aux élèves et résidents. " La spécificité de ce centre est qu'ici tout est gratuit et à la charge du khalife " précisa Serigne Abdou Rahmane SECK l'infirmier sur place. Gratuit non seulement pour les élèves mais gratuit aussi pour tous les habitants de la zone et ceux de ses environs. Serigne SECK répondra aux différentes questions de Monsieur l'Adjoint au Maire, Monsieur BARENTIN qui ne manquera pas de constater sur place la volonté nette de bonne gestion. Une visite guidée du centre de santé bouclera la visite permettant ainsi à la délégation de retourner sur Touba vers de 19h 30 et directement à Hizbut-Tarqiyyah après une journée très chargée.

sokhna moumy mbacke

06/09/2006 16:02 par ibadia

  • sokhna moumy mbacke

    sokhna moumy mbacke

    06/09/2006 16:02 par ibadia

SOKHNA MAÏMOUNA mbacke

06/09/2006 16:00 par ibadia

  • SOKHNA MAÏMOUNA mbacke

    SOKHNA MAÏMOUNA mbacke

    06/09/2006 16:00 par ibadia