serigne fallou
06/09/2006 14:44 par ibadia
El hadj Fallou, se caractérise par sa piété et sa générosité, ses premières préoccupations furent de réactualiser le dossier de la mosquée, il procède à la révision du cahier des charges, améliore le plan et agrandit la surface de la mosquée. Le 7 juin 1963, on assiste à l'inauguration de la mosquée, en présence des autorités administratives.
C'est aussi sous le khalifat de Serigne Fallou que Touba eut ses premières infrastructures et que son visage actuel commence à se dessiner.
Serigne Fallou, représente aussi pour beaucoup de mourides, un grand-père affectueux. En effet Serigne Fallou avait un don pour rassurer les gens et les rendre confiant vis à vis de leur destin. Son franc parlé légendaire et sa bonne humeur en on fait un grand-père éternel pour tout les talibés.
Il disparut en août 1968, pour céder la place à serigne Abdoul Ahad Mbacké.
Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE 1927-1945
![]() |
![]() |
| Né en 1853 (an 1272 de l'Hégire), à Mbacke Baol, petit village du Sénégal fondé par son grand-père, Cheikh Ahmadou Ibn Mouhammad Ibn Habib Allah, appelé affectueusement par ses compatriotes Cheikh Ahmadou Bamba devint l'un des plus prestigieux fils de la communauté musulmane. Appelant les hommes à se tourner vers Dieu et prêchant la non-violence, la quête du savoir utile, le travail, le courage pacifique, la détermination et la foi en Dieu, il déclara : "Je ne crains que Dieu, je porte mes espoirs en Dieu, rien ne me suffit si ce n'est la religion et la science." Le roi du Djoloff, Alboury Ndiaye, l'encouragea à prendre les armes contre les colonisateurs français. Le héros du Sénégal, Lat Dior, se confia humblement au Cheikh et reçut ses prières quelques temps avant de mourir sous les balles de l'armée coloniale, lors de la bataille de Dékhelé, en octobre 1886. Grand pédagogue, il devint le plus grand enseignant de sa contrée, se consacrant à cette tâche jusqu'à la mort de son père (1882).En 1883 il fonda le Mouridisme. "J'ai reçu de mon Seigneur l'ordre de mener les hommes vers Dieu, le très haut. Ceux qui veulent prendre cette voie n'ont qu'à me suivre. Quant aux autres qui ne désirent que l'instruction, le pays dispose d'assez de lettrés. Allez auprès de ceux que vous voulez !" |
|
| Après un court séjour à Mbacke Baol, il partit fonder Darou Salam et Touba. Cheikh Amadou Bamba fonda la "cité de la paix" pour enseigner le Coran et appliquer la tradition du Prophète, loin des attaques et des critiques des hommes. Les chefs locaux, inquiets de sa réputation grandissante, le dénoncèrent aux autorités coloniales qui commencèrent à le surveiller. Après Darou Salam, il fonda Touba en 1886, cité de ses rêves. "... c'est une cité exclusivement bâtie pour adorer Dieu, respecter le pacte que les hommes ont signé avec Dieu, mener sur terre une vie saine dans le respect du Coran et de la tradition de Mouhammad, le plus illustre des envoyés d'Allah." Touba sera le grand temple d'Allah dans cette partie du monde. |
|
Mosquée de Touba |
|
| "Mon Dieu, exauce mon vœux et fait que soit parachevée mon entreprise à Touba, où, pour te glorifier, ta demeure doit être édifiée." Pendant le mois de ramadan de l'an 1312 de l'Hégire (1894), dans la mosquée de Touba, Cheikh Ahmadou Bamba reçut l'apparition et la parole du Seigneur des messagers : Mouhammad. Il signa alors le pacte d'allégeance qui lia toute sa vie à la Khidma, c'est-à-dire au service de Dieu et son Prophète. Il quitta Touba pour rejoindre Mbacke au Djoloff, dans le nord du Sénégal, et poursuivit le chemin de sa "mission sacrée". L'emprise de Cheikh Ahmadou Bamba sur les populations grandissant, le pouvoir colonial le fit emprisonner à Saint-Louis du Sénégal en août 1895. Traduit devant le Conseil Privé le 5 septembre, il fut condamné à la déportation au Gabon (départ le 20 septembre). Après sept ans et neuf mois d'exil dans la forêt équatoriale (commémoré par la fête du Magal), Cheikh Ahmadou Bamba rentra à Dakar en 1902. A Darou Salam, chez Cheikh Anta, frère et disciple de Cheikh Ahmadou Bamba, les voisins - aussi bien Mourides que Tidianes - se donnèrent rendez-vous pour célébrer son retour. Les festivités durèrent quinze jours. Chaque matin, un dromadaire et dix chèvres étaient abattus pour nourrir tous les amis. En juin 1903, de nouveau exilé, Cheikh Ahmadou Bamba dut quitter Daroul Manaan, escorté par 150 tirailleurs et 50 spahis, pour la Mauritanie. De retour au Sénégal en 1907, il vécut en résidence surveillée à Tieyene, près de Louga, et ne fut autorisé à s'entourer que de cinquante disciples et à ne disposer que de vingt cases. Reconnaissant finalement Cheikh Ahmadou Bamba comme un saint homme, la France lui décerna la croix de la Légion d'Honneur. Il refusa de porter cette décoration, souhaitant démontrer à nouveau que son action n'était inspirée que par Dieu et Dieu seul, et non pas par les hommes, amis ou ennemis. Cheikh Ahmadou Bamba mourut le 19 juillet 1927. Son mausolée, à Touba, attire des hommes et des femmes de toutes les races et de tous les continents. |
|
diarama
" Yâ ayuhal lazina âmanô wa hamilu s sâlihâti " Ô vous, croyants véridiques, constants dans la vertu, prenez grand soin de bien choisir les noms que vous donnez à vos enfants. Cela peut être d'une grande importance pour leur destin. Nous tenons de Ghazali que le fait de donner le nom d'un saint qui a rencontré l'agrément de Dieu à son enfant est un moyen de faire rejaillir sur lui l'aura de l'homonyme et de lui faire acquérir certaines des qualités qui l'ont distingué aux yeux de Dieu. Cheikh Ahmadou BAMBA a donc eu la " main heureuse " en donnant à cet enfant, né en 1915 à Diourbel et qui allait devenir le cinquième Khalife de sa communauté, le nom de Saliou. Nom prédestiné s'il en est, Saliou qui signifie la Vertu colle admirablement bien à notre héros.
Dès son accession aux fonctions de Khalife en 1990, après le bref magistère de Serigne Abdou Khadr, Serigne Saliou a tout de suite donné le ton en précisant, de façon claire et indubitable, la ligne qu'il entendait imprimer à son action à la tête de la Communauté mouride. En effet, dans son mémorable discours inaugural, il a, d'emblée, indiqué que, hormis l'Islam et par conséquent la gestion de l'héritage de Serigne Touba Cheikh Ahmadou BAMBA, rien ne saurait retenir son attention, encore moins susciter de sa part commentaires ou directives quelconques. Les choses étaient claires et chacun savait désormais à quoi s'en tenir. Fidèle à cette " profession de foi ", il est demeuré constant dans sa position, avec, comme unique préoccupation, la promotion de l'Islam à travers la fructification du legs de son illustre père. Dans cette entreprise colossale, Serigne Saliou est servi, avec bonheur, par un connaissance insondable du Coran et des Sciences religieuses, une générosité incommensurable et une humilité indescriptible. Homme très intelligent et très cultivé, il a une claire conscience des enjeux qu'implique sa mission de Khalife, et surtout, il mesure à sa juste valeur l'impact que la conjoncture internationale peut avoir sur le devenir de l'Islam dont il est l'un des plus ardents défenseurs. Très ouvert à la modernité et au progrès, il est cependant d'une fermeté inébranlable et d'une vigilance absolue dans sa croisade pour la défense de la pureté de l'orthodoxie musulmane, à l'instar de son père.
Un fait très révélateur de la hauteur de vue de Serigne Saliou et de sa détermination à marcher sur les traces de Cheikh Ahmadou BAMBA dans le sens de la défense et de l'illustration de l'héritage de Seydina Muhammad (P.S.L.), sans autre considération, est l'acquisition en janvier 2002, à grand frais, d'un imposant immeuble à Taverny, en France. Qu'en a t-il fait par la suite, lui qui sait qu'il ne mettra jamais les pieds en France ? Il l'a tout simplement mis à la disposition de tous les musulmans qui peuvent y pratiquer, comme il l'a fait préciser, leur religion dans la paix, dans l'amour et le respect de l'autre et en parfaite conformité avec les lois de la République. Le détail est important. N'est-ce pas là la vraie image de l'Islam universel ? C'est un Islam à hauteur d'homme, fondé sur les valeurs de la paix, de la solidarité, de l'amour du prochain, de la noblesse des sentiments, du dépassement. C'est un Islam qui n'est synonyme de panarabisme mais simplement humain, qui ouvre les bras, sans distinction, à toutes les diverses composantes de l'humanité. C'est un Islam expurgé de tous les germes de la violence, de la discrimination et de l'intolérance, respectueux des lois et qui ne peut, en aucun cas être une menace pour la stabilité de la société. En réalité, c'est ça le véritable Islam de Cheikh Ahmadou BAMBA !
l absolue et l'homme de paix
Le Samedi de son arrestation qui fut le 18 Safar , lorsque Serigne Ibra Faty ( Frere et disciple du CHEICK) partit a St Louis , il fut informe par le Gouverneur de ce qui suit :
J'ai envoye un Detachement en vue de son arrestation, car il lui a ete adresse plusieurs convocations auxquelles il a refuse deliberement de repondre
Serigne Ibra Faty :
Pas un seul de ces messages qui lui etaient destines en convocation , ne lui est parvenu.
Le Gouverneur :
Toi certes, j'ai la conviction que tu es son envoye ; mais entre autre, crois-tu qu'en le convoquant il viendra ?
Serigne Ibra Faty :
Je n'ai aucun doute sur cela .
Le Gouverneur :
J'ordonnerai aux troupes chargees de son arrestation que partout ou mon telegramme leur parviendra, d'y camper jusqu'au lendemain dans l'apres-midi, ainsi s'il ne se rend pas, elles pourront aller le trouver jusqu'a sa demeure.
Serigne Ibra Faty :
Cela est bien possible .
Il prit ensuite le train, descendit a louga, un viel homme du nom de Serigne Niame de la localite de Gujura mit son propre cheval a sa disposion en lui disant:
c'est un etalon qui entretient un dressage de trois ans; sans vous parler d'epuisement, il a meme horreur de chanceler .
Il enfourcha ce cheval, entama le parcours nocturne, chevauchant toute la nuit ; son auxiliaire, celui qui devait lui servir de guide, en l'occurrence Mame Abdou Lo, s'arreta a mi-chemin pretextant qu'il manquait de forme, se coucha et le recommanda a un certain peulh.
Il effectua avec ce patre (Le Peulh) une petite distance de marche et ce dernier se deroba a lui furtivement dans la friche; abuse, il ne vit plus personne, ne fit plus rien que de laisser le cheval pointer librement de front sur l'itineraire.
Cavalant aussi sans arret, jusqu'au moment de l'appel a la priere de l'aube et il arriva a destination .
A son arrive, il trouva que le Cheick avait deja sorti tous ses effets, de sorte qu'il ne devait lui rester que de partir ; en venant prier a la mosquee , lui-meme le Cheick posait la question suivante:
Et Thierno, il n'est pas encore de retour ?
On lui repondit : Pas encore .
Mais avant meme de prononcer le salam qui termine la priere , Thierno etait arrive .
Apres l'avoir prononce, il le vit et lui dit:
tu es revenu ?
Oui . lui dit-il
Le Cheick s'adressant a Thierno:
J'ai donc fait toutes mes preparations .
Il se dirigeait ensuite avec lui vers la concession -Thierno voulant lui faire le compte rendu de son voyage. -Fut-il au seuil de la porte qu'il [Le Cheick ] fit brusquement volte-face en s'exclamant: LA ILAHA ILLA L-LAH (Il N'Y A DE DIVINITE QU'ALLAH)!
Moi j'ai failli rentrer dans la maison alors que mon Seigneur m'a informe qu'y retouner m'est formellement defendu, et moi j'allai le faire!
Il se retourna alors , s'arreta au milieu de l'esplanade Thierno tentait toujours de lui parler, mais il lui dit:
Ne m'attarde pas ! Il est inutile de m'apprendre quoi que ce soit . Thierno ! sache qu'hier soir , lorsque tu t'entretenais avec les blancs et les thiedos (111) a Louga debout avec eux sur une sorte de clairiere , une butte en clairiere, en ce moment precis, la colonie de fourmis qui te montait aux jambes, rassure-toi je les avais en face de moi ...
Thierno! je ne vais nulle part, je suis simplement en mission! c'est strictement la garde de mes siens que je te confie ; pour ma part, tu veilleras sur eux partout ou tu auras la possibilite de l'assurer dans le pays [Senegal] jusqu'a ce que ALLAH me ramene.
C'est a la suite de cela qu'il quitta ; il a aussi revele que c'est a en effet a Djewal ou il a rencontre le poleton de gendarmes (charge de son arrestation ) qu'ALLAH lui a accredite l'Armee Celeste des redoutables cavaliers de Bedr.
Et c'est parcequ'il ne s'est plus separe d'elle que la machination contingente d'un fils d'Adam ne lui etait plus que banalite, nul ne pouvait lui tourner la face qu'envers ALLAH, il ne vivait plus dans la solitude car la compagnie permanente de ces Gens de Badr lui suffisait, alors que le desir de se compter un des leurs restait son objectif fondamental.
Il fut alors deporte et a chaque fois que revenait la date de son depart d'exil , on l'eloignait davantage de son lieu d'internement vers une autre zone, les redoutables epreuves qu'il endurait, quelques odieuses qu'elles fussent, quand revenait ce jour, on lui infligeait d'autre persecutions qui faisaient oublier celles du passe .
Il s'en est tenu a cela avec eux pendant sept annees, au terme desquelles notre Seigneur lui signifia:
Ta mission est parachevee, tu t'es acquitte de ton contrat .
Et encore qu'on lui fait vivre des situations durant lesquelles le Prophete lui a dit :Il n'y a aucune forme de secours que je puisse t'apporter sinon, tout ce qui est sur le point de se produire, que je te l'annonce et apres te l'avoir annonce dans l'imminence, m'en retirer .
Il y a un gouffre dans lequel il a ete precipite, il est tel que lorsqu'il sombra au fond a-t-il lui meme raconte - la Legion des ANGES RAPPROCHES l'ont trouve la-dedans pour l'en delivrer .
Avez vous l'ordre de mon Seigneur ? leur demanda t-il .
Non . Repondirent les Anges .
Je decline vos services . leur dit-il alors .
L'assemblee des Anges Supreme (le Plerome) l'ont trouve egalement la-dedans pour l'en extraire et il leur demanda :
Avez vous l'ordre de mon Seigneur ?
Non . Repondirent-ils a sa question.
Je regrette alors vos offres . leur dit-il.
IL ne se passa qu'un certain individu, un etre humain, le prit d'un coup par les epaules et le mit a terre; et lui dit promptement:
Va poursuivre ta mission !
Lorsqu'il se retourna, ce fut la religieuse SOXNA BOUSSO sa mere .
Il retourna poursuivre sa mission qui, lorsqu'elle fut parachevee- vous connaissez la Bonte D'ALLAH, sa Generosite en dons, Son Infinitude de Ressources- donc, ALLAH lui apprit que :
"Ce qui avait motive ton depart est un acquis hors de propos ;mais aussi a compter d'aujourd'hui jusqu'a la fin du monde, chaque fois que ce jour reviendra dans le temps , sois rassure, je te gratifierai d'une recompense pour l'equivalent de la presente retribution qui fondait la raison de ton depart ..."
Que la Paix la Misericorde et la Benediction D'ALLAH soient sur Vous.
A vous tous mes chers confreres, a vous tous mes chers condisciples, je vous salue, vous rends grace et vous remercie en meme temps ; venant enfin aujourd'hui precisement au sujet du GRAND-MAGAL duquel nous approchons -il porte effectivement cette appellation d'ailleurs et recele l'infinitude de Bienfaits que son initiateur a annoncee dans l'intention de vous eclairer veritablement le point a partir duquel il fonde son origine et vous donner une explication de tout Rituel qui en est etabli.
ALLA a fait que cette Sainte Ville de TOUBA, lorsque Serigne TOUBA lui-meme la fonda, c'est strictement un Septennat que ALLAH lui permit d'y sejourner ; a la septieme annee correspondant a l'an 1313.h (1895), courant du mois sacre de Ramadan, il proceda a la retraite spirituelle de l'IcTIKAF dans l'actuelle mosquee que serigne MBACKE MADINA vient de reconstruire .
Dans cette mosquee ou il passa les pieux exercices de l'IcTIKAF, le Prophete sur Lui la Paix et le Salut du Tres-Haut - lui apparut en compagnie de la Legion de Ses Vertueux Partisans , qui constituent sa Sainte Garde avec laquelle il est a jamais inseparable .
A peine a-t-il vu ces derniers, que toute sa resolution se ramena au desir ardent de s'aligner au rang de ceux-la, les compagnons du Prophete .
Le Prophete lui signifia :
Cela est chose ardue , dans la mesure ou ces gens la que tu vois en ma compagnie , c'est leur sang qu'ils avaient alors verse , or , l'ultime sacrifice du sang verse est une prescription abrogee ; des lors que l'effusion du sang ne s'ordonne plus , le gage qui pourrait permettre de realiser ce voeu sera une epreuve des plus penibles , absolument mise a la charge du requerant qui l'assumera pleinement tout seul sans recourir a personne et il sera tenu d'en patir dignement jusqu'au bout pour pouvoir l'impetrer [ la palme du Martyre ]...
...Par consequent , je voudrais , puisque tu es , quant a toi, a trois mois de la Station de Pole de L'Epoque car personne n'en est investi sans atteindre les quarante ans , or tu es a trois mois d'intervalle de tes quarante ans , je peux te faire bruler ces trois mois aujourd'hui meme et t'elever au rang de Pole de L'Epoque
Cheick AHMADOU BAMBA lui fit savoir :
Certe cette proposition est sublime , elle est interessante aussi , mais c'est bien dommage ma vision la Transcende ; car a present , mon ambition est quant a cette Legion qui vous accompagne , d'en etre membre.
Le Prophete (l'avisa de ceci) :
Ce qui te fera compter parmi eux est une somme d'epreuves trop lourdes ; car , c'est a plusieurs reprises qu'une personne est arrivee au stade ou tu es actuellement et a qui je suis apparu exactement comme je le fait avec toi et qui n'eut d'autre ambition que d'en faire partie , mais l'epreuve qui est le gage de son admission une fois mise a sa charge , il finit par etre secouru , sinon il serait tombe dans la disgrace ; Mais un seul sujet mis sous le poids de l 'epreuve ,l' ayant porte jusqu'a etre promu a leur rang n'a pas encore existe...
...Donc si cela etait de mon gre , tu ne t'y engageras pas , car tu es epris d'un attachement envers moi qui n'est d'ailleurs pas une affection deguisee , alors que je ne pourrais te venir en aide dans l'epreuve , parce qu'en te favorisant de la sorte , on me fera la reproche et je n'accepterai pas le blame dans mon attitude envers quelqu'un .
Le Cheick [lui opposant l'objection]
Quant a moi , j'ai une totale ignorance de la nature de l'epreuve que tu mettras a ma charge , n'ayant point suscite mon ame aussi , je ne peux savoir ce qu'il est a meme ou non de supporter ; mais je peux certifier par serment que du poids de quelque souffrance que je recevrai , si mon ame le resiste , dans tous les cas ma force morale l'encaissera .
Le Prophete :
Cela est une chose conclue, je t'apprends que j'accepte ton voeu ; par consequent , il ne reste plus rien que de cette ville en l'occurence tu emigres sans delai , car tu es mis en confrontation avec tes ennemis contemporains et parallement , cette ville [Sainte] t'a ete mise sous une protection absolue de sorte qu'un malheur n'y s'abattra jamais sur toi jusqu'a la fin du monde . Donc , retire-toi de la ville.
Voila la raison qui , lorsqu'il rompit son jeune du mois de Ramadan , le conduisit a quitter la ville pour aller se fixer a
MBACKE BARY (Localite du Djoloff (Senegal) )
Je crois qu'il y est reste les mois Chawwal (10 ieme ) , Joul Qicdati (11 ieme) , Joul Hijjati (12 ieme mois de l'an 1312 ) , Mouharram (1 er mois de l'an 1313 ) et arriva le mois de Safar (2 ieme mois) dans lequel il fut arrete et deporte .